1997

Le contexte

C'est en position de leader que le Paris Saint Germain reçoit Marseille au Parc des Princes en ce 9 novembre 1997. Et pourtant, la bonne forme du moment est plutôt à mettre au crédit des Olympiens et de leur entraîneur Roland Courbis, qui restent alors sur une série de 4 victoires en 5 matchs. Une belle performance pour une équipe qui vient de retrouver le championnat de première division après une purge de plusieurs année en D2. Le Paris Saint Germain vient lui de trébucher à Lyon lors de la précédente journée.

Pour ce classico, le PSG est amputé de nombreux joueurs de calibre international, tels qu'Alain Roche, Paul Le Guen ou encore Marco Simone. Pour autant, la feuille de match affiche des joueurs de grande qualité de part et d'autre des deux équipes tels que Makelele, Rai, Blanc ou N'Gotty. Ce qui se confirme dans le jeu avec une volonté d'aller de l'avant de chaque côté...

Résumé du match

Ravanelli 1997

  • 33ème min. : Jérôme Leroy ouvre le score (1 - 0)
  • 40ème min : carton jaune pour E. Rabesandratana (PSG)
  • 41ème min. : le marseillais Xavier Gravelaine égalise (1 - 1)
  • 43ème min : C. Domoraud récolte à son tour un carton jaune (OM)
  • 44eme min : carton jaune pour P. Ducrocq (PSG)
  • 55ème min : Ravanelli écope d'un carton jaune (OM)
  • 59ème min : au tour de Gravelaine de recevoir un carton jaune (OM)
  • 64ème min. : Fabrizzio Ravanelli déborde sur le côté et s'écroule dans la surface. L'arbitre M. Puyalt siffle une faute de Rabésandratana. Pénalty.
  • 65ème : Laurent Blanc transforme (1 - 2)

Score final : 1 - 2 pour l'OM

C'est donc l'OM qui remporte le classico 1997. Ce classico est l'un de ceux qui ont relancé avec une rare intensité l'hostilité entre Parisiens et Marseillais. Aujourd'hui encore, les Parisiens continuent de parler de cette faute selon eux imaginaire sur l'ex attaquant de la Juve, Fabrizzio Ravanelli...

Faire une Ravanelli...

Le geste de Ravanneli (auto croche-pied ?) est resté dans les annales du football comme une erreur d'arbitrage et comme un modèle de simulation, même si le principal intéressé a toujours nié la tricherie en invoquant le fait que le défenseur Éric Rabesandratana lui avait touché la jambe. Le commentateur Canal+ de l'époque soutenait également que l'attaquant avait bel et bien été déstabilisé. Dans le milieu footballistique, on emploie donc volontiers aujourd'hui l'expression "faire une Ravanelli" pour désigner le fait de se crocheter volontairement le pied d'appui pour influencer l'arbitre.